Château de Coat-an-Noz

Vous aimez les vieilles pierres ? Vous allez adorer découvrir le château de Coat-an-Noz, devenu célèbre grâce à Lady Mond, cette fille de meunier qui est devenue riche en épousant le roi du nickel, Sir Robert Mond.

Où se trouve le château de Coat-an-Noz ?

Situé dans les Côtes d’Armor en Bretagne, ce château se trouve sur la commune de Belle-Isle-en-Terre, proche de la nationale 12. La commune compte moins de 1500 habitants et se trouve à une demi-heure de Guingamp.

Coat an Noz est excentré au sud du bourg. Il est au milieu de la forêt, à environ 5 kilomètres. Cette dernière est traversée par une rivière : le Leguer. Cela a son importance dans l’évolution du château.

Vous reconnaîtrez facilement le château. Il est de forme rectangulaire avec une tourelle à chaque angle. La pierre utilisée est évidemment locale avec le granit et le schiste. Quant au toit, il est fait d’ardoise, une construction typiquement bretonne.

Dans le parc, il y fut construit une imitation de la grotte de Lourde.

L’histoire de Coat-an-Noz

Avant de prendre l’apparence du château que nous connaissons actuellement, il s’agissait d’un manoir (Manoir de la Bosse), qui fut le lieu de résidence de la comtesse de Sesmaisons et de son époux Mr Faucigny. Il sera ensuite déplacé (car trop proche de la route) et transformé en 1870, puis électrifié en 1898.

Bien entendu, il était question de turbines reliées à un moulin proche du château, qui ont fonctionné jusqu’en 1955. Le chauffage se faisait avec du charbon et la propriété avait l’eau courante provenant de la fontaine Gilo.

La famille de Faucigny finit par faire faillite en vivant au-dessus de leurs moyens. En 1929, le château fut donc racheté par Sir Robert Mond pour le 60e anniversaire de sa femme, connue sous le nom de Lady Mond. Son nom véritable est Marie-Louise Le Manach. À son décès en 1949, le château va alors connaître plusieurs propriétaires. Malheureusement, ses pierres vont être vendues petit à petit. De nombreuses habitations aux alentours ont donc des morceaux du château chez eux.

Pour le côté historique, Coat-an-Noz ne sera pas épargné par la Seconde Guerre mondiale. Des armes seront cachées dans le parc. Le château sera ensuite réquisitionné par les Allemands. Un pignon sera également endommagé par un bombardement allié.

Par la suite, entre 1975 et 1985, une crêperie va être installée dans les caves. Ce n’est qu’en 2011 qu’un acheteur privé le reprend en main pour le restaurer.

La restauration du château

En 2011, l’état des lieux n’était pas très reluisant. Il a fallu la ténacité d’un ancien entrepreneur du bâtiment pour le remettre en état, petit à petit, même si aujourd’hui, il reste encore à faire. Le problème, c’est que l’ardoise des travaux se montre très élevée. Acheté moins de 200 000 euros, la facture va finir par s’élever à presque 5 millions !

En effet, Coat-an-Noz compte :

  • 1.440 m² de surface habitable
  • 21 pièces
  • 92 marches de la cave au grenier
  • 32 m de hauteur
  • quatre tourelles

La restauration est un savant mélange de modernité et de respect des origines du château. Il a fallu refaire tous les planchers qui étaient pourris. Ils ont été remplacés par une dalle béton pour pouvoir assainir l’ensemble. La charpente a dû être relevée, car elle s’était affaissée de 20 cm. Les poutres en mélèze n’ont pas survécu. Tout comme le plancher, elles ont été remplacées par du béton.

Quant aux tourelles, elles ont été déposées une par une pour être rénovées. Elles ont nécessité l’intervention d’une grue. Le propriétaire a également fait réaliser des analyses sur l’ancien enduit, afin de le reproduire à l’identique. À l’heure actuelle, il reste toutes les menuiseries à changer. Les propriétaires réalisent une petite pause avant de poursuivre les travaux.