Avec seulement 79 habitants, c’est la plus petite commune du département.
LA LEGENDE
Une légende est attachée à ce village : « Envel et sa sœur Yuna élevèrent leur ermitage : Envel, à Loc Envel et Yuna au sud du Guic. La rivière séparait ainsi Yuna et son frère Envel. Or, ils avaient fait vœu par esprit de pénitence, pour s’entretenir et prier ensemble de ne jamais la franchir. Et au lendemain des grandes pluies d’orage, le torrent grossi roulait avec un tel fracas que le frère et la sœur ne pouvaient s’entendre de l’une à l’autre rive. Alors Envel dit au torrent : « Tao, tao dour mik, ma kévi kloc’h ma c’hoarik » (tais toi petite eau, que j’entende la cloche de ma soeurette). Et depuis lors, même au temps des déluges d’automne, le Guic roule sans bruit sur son lit de cailloux ». Envel est invoqué pour protéger les bestiaux de la maladie et des loups et les blés des corbeaux.
HISTORIQUE
Au VI ème siècle, l’abbé Envel établit son ermitage à l’emplacement de l’église actuelle. Sous l’ancien régime, le bourg est rattaché à la paroisse primitive de Plougonver. Dès 1740, des mines de zinc et d’argent sont exploitées dans la forêt. En 1789, elles emploient 125 personnes à l’extraction, qui atteint annuellement de 30 à 60 tonnes de minerai par homme. Loc Envel, érigée en commune en 1790, est supprimée comme telle et rattachée à celle de Belle Isle en Terre en 1805 pour être enfin rétablie en 1820. Le fils du Prince Charles de Faucigny-Lucinge, député invalidé de Guingamp, fut maire de Loc Envel vers 1900. Jusqu’au début du siècle, la commune vit de l’exploitation forestière. On y dénombrait de nombreux bûcherons, sabotiers et charbonniers.