Toute proche de l’axe Guingamp-Callac, Gurunhuel, la commune la plus élevée des Côtes d’Armor, domine de son clocher un vaste paysage de bocage et de champs vallonnés. Le bourg se trouve sur une colline culminant à 300 mètres. Elle se situe à l’ouest de la forêt de Coat-an-Hay, entre Pont-Melvez au sud et Tréglamus au nord. Toujours bretonnante, cette petite commune s’ouvre sur l’avenir, prépare projets économiques et immobiliers tout en maintenant son bel environnement.
Habitants : les Gurunhuellois
GURUNHUEL en quelques chiffres :
Superficie : 1957 hectares
Population en 1999 : 387 habitants
Longueur de la voirie : 25 kilomètres
HISTORIQUE
On trouve plusieurs significations au nom de Gurunhuel :
Gurun : Couronne, Huel : Elevée à La couronne élevée
Gurun : Tonnerre, Huel: En haut à Le tonnerre d’en haut
Dans l’ancien breton :
Cun : Sommet, Run : colline, Huel, Haut à Le sommet de la colline
Mais dans les textes très anciens, on trouve une troisième signification : Gurunhuel s’appelait Guern Huel :
Guern : Marais, Huel : En haut à Les marais d’en haut
Cette hypothèse prend son sens lorsque l’on observe des terrains humides même en hauteur.
Les premières traces de l’histoire de Gurunhuel remontent au IXème siècle. Au XXème siècle, Gurunhuel apparaît comme une paroisse primitive dépendant de Bourbriac. Après la Révolution, en 1790, la commune a élu sa première municipalité et jusqu’en 1803, Gurunhuel fut chef lieu de canton de Belle Isle En Terre.
En 1796, Gurunhuel comptait 1941 habitants avec 202 foyers. Il y avait 30 personnes âgées, 6 infirmes, 20 vagabonds-mendiants et 19 enfants de moins de 14 ans.
Gurunhuel a vu sa population diminuer, elle atteint en 1999, 387 habitants avec 231 logements (dont 163 résidences principales, 23 résidences secondaires et 45 logements vacants).
AGRICULTURE ET ARTISANAT
Gurunhuel est une commune essentiellement agricole (élevages bovins, laitiers, porcins, 3 poulaillers) et artisanale (2 maçonneries, 1 peintre-décorateur, 1 électricien-plombier).
Une vocation agricole qui ne date pas d’hier : en 1795, un dénommé Camus y entreprend la culture de la pomme de terre, bientôt imité par ses voisins. C’est un précurseur, car la pomme de terre n’apparaît qu’assez tardivement sur les tables paysannes bretonnes, vers 1880.